Papa Online !

Baby blues : de 70 à 80 % des mères en sont "victimes" !

21 Avril 2011, 22:00pm

Publié par Papa Online !

Baby-blues.jpg

Sur ce blog, je tenterai "d'utiliser" notre vie de famille pour faire quelques recherches sur le web. Aujourd'hui : le baby blues donc. Eh oui, selon plusieurs études, "de 70 à 80 % des mères vivent le baby blues entre le troisième et le onzième jour qui suit l’accouchement". D. n'a malheureusement pas dérogé à cette terrible règle.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, car cela reste du domaine "perso". D'une manière générale, on parle beaucoup du rôle de la Maman avant, pendant et après l'accouchement. A travers le baby blues, je mettrai l'accent davantage sur le rôle du Papa (c'est d'ailleurs, je le répète, mon cheval de bataille sur ce blog). Franchement, le baby blues de D. aurait été terrible je pense si j'étais resté au travail ! Je pense que ma présence suffisait pour passer ce cap. Mieux que des mots, le silence et quelques câlins peuvent suffire pour que ça aille mieux (du moins, pas "moins mal"...).

Aujourd'hui, en tant que Papa, j'ai encore du mal à donner le biberons (Léon ne boit pas plus de 50 ml avec moi...), je ne parle même pas du bain car j'ai peur de l'eau... J'ai en tout cas réussi quelque chose aujourd'hui : rassurer Maman. Mais est-ce suffisant ? Ai-je fait tout ce que j'ai pu pour la rassurer ? Sans doute pas. Une chose est sûre : aujourd'hui, pour passer ce cap (inévitable ?) du baby blues, j'avais un allié de chic, un assistant de choc : Bébé !

 

Je vous glisse ci-dessous un article intéressant sur le baby blues (texte et photo : psychoenfants.fr). Je reste sur le mot "intéressant" car, encore une fois, on parle de tout... sauf de Papa.

Ah là là, il y a encore du boulot pour parler davantage des Papas !!!

 

 

Le baby blues est-il inévitable ?

Votre ventre avait pris 9 mois pour se remplir, il se vide brusquement et c’est un séisme émotionnel... On l'appelle le baby blues. De 70 à 80 % des mères vivent le baby blues entre le troisième et le onzième jour qui suit l’accouchement. Quelques informations sur le baby blues.

« 10 heures du matin, trois jours après la naissance. La sage-femme entre dans ma chambre, elle a un regard inhabituel, un léger sourire. Elle s’assied et me demande avec un drôle d’air : Ça ne va pas aujourd’hui ? Je me dis : Elle a un sixième sens ou quoi ? Effectivement aujourd’hui, ça ne va pas, mais alors pas du tout ! Je fonds en larmes, soulagée de pouvoir sortir de moi cette tension diffuse et douloureuse. Elle me rassure : C’est normal, le jour de la montée de lait toutes les mamans ont une baisse de moral. J’ai alors pu lui parler librement et lui poser toutes les questions que je ruminais, nous confie Carine, jeune mère de 27 ans. Ça n’a pas tout réglé, ma journée a été terrible sur le plan émotionnel mais au moins, je comprenais ce qui se passait dans mon corps et dans ma tête. »

Baby blues : De perfides hormones
Alors que la progestérone, hormone présente à très forte dose pendant neuf mois, est en chute libre, la prolactine, elle, arrive en fanfare. Votre corps continue à être chamboulé. La montée de lait qui a lieu entre le deuxième et le troisième jour qui suit l’accouchement perturbe le métabolisme. La production de lait augmente pour répondre aux besoins de bébé. 5 à 7 ml le premier jour, pour 30 ml au bout de trois jours.
L’augmentation du volume des seins qui correspond à une augmentation de l’afflux de sang est souvent douloureuse. Pour les soulager, la seule chose à faire est de faire téter votre bébé.

Traîtresses fatigues du baby blues
Ce troisième jour est également celui où remontent les douleurs et inconforts causés par l’accouchement, jusqu’alors masqués par la plénitude ressentie. Voilà réveillés, la fatigue que vous ne sentiez pas ou peu, la douleur des éventuels points de suture, l’épuisement causé par le sommeil fractionné. Les visites, qui étaient autant d’occasions de montrer votre merveille, sont devenues autant d’épreuves, de moments où vous devez faire bonne figure. Pour Sylvia Gaussen, auteur du livre Après l’accouchement, outre cette forte fatigue, « les mères ne réalisent pas à quel point une des principales émotions ressenties après l’accouchement est le regret ». Regret face à ce bébé différent de celui qu’elles avaient imaginé, face aux réactions du père parfois, face à cette petite fille qui laisse place à la mère, face à ce ventre vide.

Mutations expresses

En quelques jours, comme l’explique la psychologue Anne Bacus, les mères doivent apprendre à vivre sans bébé en elles, à découvrir cet autre qu’est leur nourrisson, à céder le centre de l’attention à leur petit bout. La mère va également devoir passer sans transition de la personne choyée à celle qui choie, de l’ancien enfant à la mère responsable. Et c’est loin d’être simple !

Résurgences d’enfance
Certaines mères vont même ressentir un mal-être latent lié à leur petite enfance. Elles vont revivre des angoisses ou des sentiments enfouis. Valérie se rappelle avoir fondu en larmes persuadée d’être rejetée par son bébé quand celui-ci, repu, s’est détourné de son sein. « Sur le coup je n’ai pas réalisé qu’il n’avait plus faim, j’ai cru qu’il me rejetait en tant que mère, comme je l’ai moi-même été par ma mère. J’ai pris sa petite grimace ensommeillée pour du mépris. Ce n’est qu’en comprenant ce qui me tourmentait et en en parlant avec mon conjoint que j’ai pu faire la part des choses et dépasser ce premier ressenti. »

Réactions de bébé

S’il était jusqu’alors assez calme, voilà que bébé donne un peu plus de voix. Il pleure plus, ce qui n’est pas fait pour apaiser la jeune mère. Il la sollicite plus alors qu’elle-même a besoin d’être prise en charge. Cette réalité est pour la mère une prise de conscience de son nouveau rôle. Être présente pour bébé quels que soient ses états d’âme à elle. C’est la projection un peu rude dans une nouvelle vie, où les responsabilités envers bébé priment.

Peurs de mère
À l’approche du retour à la maison, l’inquiétude assaille la jeune mère. Vais-je être capable de m’occuper de bébé toute seule ? Serai-je à la hauteur de cette responsabilité ? La peur de ne pas faire ce qu’il faut est tellement prégnante qu’elle aveugle la mère sur ses capacités et sur le fait que personne mieux qu’elle ne peut répondre aussi bien aux besoins de son bébé. Si par hasard vous doutiez encore de vous, faites confiance au pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott qui, en observant les comportements inconscients des jeunes mamans, en a déduit qu’elles savent instinctivement ce qui est bon pour leur nourrisson.

Commenter cet article

tituce 16/12/2011 15:51

Cap quasi incontournable des mamans!
Personnellement, ce mal être est survenu le seul jour où papa ne pouvait rester le soir avec nous. Où il nous a laisser seuls!
Besoin que papa soit là, phare dans cette mer de sentiments indescriptibles et inconnus...