Papa Online !

Blogs de Papas "Online" : "L'allaitement vu par un Père" (source : Père-de-famille.fr)

2 Septembre 2012, 08:00am

Publié par Papa Online !

L-allaitement-vu-par-un-Pere.gif

 

Comme annoncé lors de la rentrée de Papa Online, en début de semaine dernière, voici voilou THE nouvelle rubrique : Blogs de Papa "Online". Tous les dimanches, je vais donc mettre sous les feux des projecteurs un article écrit par un Papa-Blogueur, un article qui traite des papas... mais pas seulement. Une manière comme une autre de partager, avec d'autres pères de famille, nos expériences.

Pour commencer, voici un article paru en août sur le blog d'un ami (virtuel), un Papa-Blogueur dont les articles sont toujours pertinents et "fouillés" : Père-de-famille.fr. Son titre : "L'allaitement vu par un Père".

Bonne lecture !

 

Blogs de Papa "Online"

 

L'allaitement vu par un Père

Voilà, cela fait un moment que je souhaite traiter ce sujet on ne peut plus « touchy »! En débutant ce blog il y a bientôt un an, j’ai constaté à quelle point la communauté pro-allaitement était active sur le web. Ceci n’est pas véritablement une surprise car la cause est juste.

D’après le site Destination Santé, la France comparativement à ses voisins Européens, « fait figure de mauvais élève ». En Norvège, 99 % des nourrissons sont allaités en sortie de maternité. Ils sont 95 % en Finlande, 90 en Suède et au Danemark et 85 % en Allemagne. La Leche League communique un pourcentage d’allaitement en sortie de maternité pour la France d’environ 70 % avec de fortes disparités d’une région à l’autre (de 90 % en Guyane et en Guadeloupe à 43 % dans le Pas-de-Calais).

S’ajoute à cette mauvaise note, la durée moyenne de l’allaitement maternel en France. On parle de 42 % de nourrissons qui continuent à bénéficier du lait maternel après 8 semaines. La Norvège, quant à elle, porte fièrement un 86 % à 3 mois.

En gros, le décor est planté, la France reçoit une appréciation type: « peut mieux faire »…

Des bienfaits de l’allaitement à la culpabilité, il n’y a qu’un pas

Est-il utile de rappeler les bienfaits de l’allaitement ?

Meilleure santé de bébé, super développement, rapports enfant-mère renforcés, etc…

L’allaitement semble 100 % génial.

Il est encore plus génial si il est long, voire très long. En effet, l’OMS préconise un allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois de l’enfant qui doit idéalement être prolongé jusqu’à ses 2 ans, complété par la diversification alimentaire. En 2005, le ministère de la santé, à l’époque chapeauté par Philippe Douste-Blazy, reprend de bon cœur cette recommandation à destination des parents Français.

L’allaitement apparait donc comme une sorte d’eldorado de la parentalité, collant à l’image d’une mère parfaite que alimente son enfant en autonomie et avec le meilleur de ce que la nature puisse apporter.

De ce constat, j’intègre sans difficulté le fait qu’une mère soit fière d’allaiter.

Mon ressenti profond face à cette situation, c’est que l’allaitement n’est pas uniquement une histoire de choix. Ma question est donc de savoir si l’apologie de l’allaitement rend service aux femmes qui se posent la question d’allaiter ou si, au contraire, elle apparait comme une pression supplémentaire après avoir déjà réalisé le plus merveilleux: donner la vie…

Le mieux est l’ennemi du bien

Donner la vie à un enfant, c’est bien mais si on l’allaite, c’est encore mieux. C’est un peu le ressenti que j’ai au sujet de l’allaitement.

De mon point de vue de père, l’information selon laquelle l’allaitement est le meilleur moyen de nourrir son enfant est suffisamment claire. Élevé en tant que priorité du Plan National Nutrition Santé (PNNS), la communication sur les bienfaits de l’allaitement fait selon moi des oubliés.

La lactation est un phénomène naturel plutôt capricieux. Je n’apprends à personne que la proximité avec l’enfant et du repos (beaucoup de repos!) font partie des composantes indispensables à une bonne lactation (au delà de l’hydratation, etc…). Seulement voilà, la DRESS estime à 7 % le nombre de prématurés qui effectuent un séjour en service néonatalogie ou de réanimation pédiatrique. Autant de mères qui n’auront ni proximité, ni repos car stressées, frustrées, séparées de leur enfant. Je n’affirme pas que prématurité et allaitement sont incompatibles mais tirer son lait est une démarche difficile qui rompt nettement avec la projection que la mère s’en était faite. Additionnée à la distance mère-enfant, on envisage rapidement le calvaire que le passage au 100 % tire lait peut représenter, bien que potentiellement transitoire.

Vient alors l’idée du lactarium. Quelle bonne idée que celle du lactarium, ouvert de 9h à 17h du lundi au vendredi qui offre des biberons au compte goutte pour cause de pénurie (une sorte de boucle bouclée en fait: moins de femmes qui allaitent = moins de surplus de lait…). Gardons en tête que la démarche s’additionne à celle de l’adoption du tire lait par défaut (difficulté bis).

Il va donc être temps de prendre une décision dans les jours ou semaines qui succèdent à l’accouchement.

Option 1: Nous porterons la culpabilité de l’échec de l’allaitement dès que notre enfant aura un simple rhume (un brin exagéré, j’en conviens)
Option 2 : Nous tirons encore quelques semaines et gâchons ensemble les moments que nous avions envisagé comme étant parmi les plus beaux de notre vie.

En résumé

Difficile d’informer sans culpabiliser. Néanmoins, j’entends comme un discours moralisateur autour de l’allaitement.

Dans le fond, pourquoi la Norvège y arrive et pas nous ? ou alors, pourquoi cette femme et pas moi (transgression, pardon) ?

Soyons honnête, les 7 % de naissances prématurées n’expliquent pas le « non-engouement » pour l’allaitement de certains couples français.

L’image de « hippie » qui pouvait coller à certains couples pro-allaitement n’est, à mon sens, plus dans les esprits, et c’est sans doute tant mieux. La prise de position de l’État en faveur des recommandations de l’OMS a vraisemblablement eu un effet positif sur la façon dont l’allaitement est perçu en le rendant plus « grand public », plus abordable.

La barre est peut-être mise en peu haute en communiquant sur les 6 mois d’allaitement exclusifs puis jusqu’à 2 ans ou plus en intégrant la diversification… Allaiter autant que possible, c’est déjà bien non ? Pourquoi ne pas dire : « L’allaitement, c’est possible. Yes We Can ! » C’est tout de même plus encourageant que de dire « Il est recommandé d’allaiter jusqu’au 6 mois de l’enfant, etc… ». Sauf erreur de ma part, la question n’est pas systématiquement abordée lors des cours de préparation à l’accouchement… Quand bien même elle le serait, est-ce le bon moment que ces cours collectifs pour aborder la question quand on connait le sentiment de culpabilité que la réponse peut susciter…

Quoiqu’il arrive, il est absurde d’être fondamentalement opposé à l’allaitement. Pour vivre cette décision sereinement, je suppose que nous gagnerions à garder en tête que le lait maternel apporte tout ce qui est bon pour notre enfant et que l’allaitement reste une question de choix, de possibilités, de priorités.

Remarque : Je n’aborde volontairement pas la question des personnes choquées lorsqu’une mère allaite dans un lieu public. La liberté des uns s’arrêtant, comme vous le savez, là où commence celle des autres.

Commenter cet article

colleau 12/09/2012 08:30

je trouve qu'avec le temps les relais parents enfants (entre autre) se sont bcp mit au goût du jour concernant l'allaitement, pour ma part je m'en suis rendu compte ayant allaité mes 3 enfants.
concernant la culpabilisation il faut savoir expulsé les pollueurs, comme je le dis souvent bib ou sein l'important est que maman et bébé soient heureux!

Milie@blogmaman 02/09/2012 22:00

Moi ça me fait marrer cette histoire de culpabilisation. L'allaitement est meilleur, c'est un fait, est-ce que ça veut dire que les mères qui n'allaitent pas sont des mauvaises mères ? faut-il
s'arrêter à ça ? Je ne pense pas, il faut prendre un peu de recul et ne pas se sentir jugée à chaque choix.

Manger 5 fruits et légumes par jour ? ça culpabilise les mamans qui ne le font pas ??

aurelie leger 02/09/2012 09:30

Ah oui je rajoute aussi que des femmes très crédules n'allaitent pas parce qu'elles pensent à tord ou parce que toujours elles sont mal renseigné que l'allaitement abime les seins, alors première
chose ce qui abime la poitrine c'est surtout la grossesse ! Quand tu prend beaucoup de poitrine comme moi qui est pris deux tailles et que tu les perd aussitot la tu va avoir un soucis ! ;)

aurelie leger 02/09/2012 09:28

Alors premièrement on est pas toute très bien informé sur l'allaitement ! Quand j'ai accouché on est venu dans ma chambre en me demandant si j'avais des questions par rapport à l'allaitement, ça ne
faisais que 2 ou 3 jours franchement j'avais pas encore besoin de poser les veritables questions. Sauf que au bout d'un mois et demi ma fille ne prennait que 500g et selon mon pédiatre c'était du à
mon lait, qu'un bébé devait prendre tous les mois 800 à 1kg du coup j'ai arrêté alors que j'adorais ça ! Et oui en france nous sommes très mal informés puisque enfaite je pouvais très bien
continuer l'allaitement !
Ensuite certaines femmes comme moi refuse catégoriquement d'être appeler les pro allaitante franchement c'est quoi ce mot ???? D'ou il sort ???? Bref si je le fais c'est parce que je me sens bien
pendant ce moment qu'on vie à 2 avec bébé et parce qu'il y a des bienfaits nutrionnelles pas pour le regards des autres. Voilà mon avis