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Présidentielle 2012 : le programme "petite enfance" de... FRANÇOIS BAYROU (MoDem)

16 Avril 2012, 05:00am

Publié par Papa Online !

Présidentielles 2012

 

Du 9 au 18 avril, je vous propose sur Papa Online une rubrique un peu différence des rubriques habituelles : les Présidentielles 2012.Vous le savez toutes et tous, le premier tour est programmé au dimanche 22 avril. S'il va de soit qu'il faille aller voter en masse pour faire passer le candidat de son choix, une problématique nous interpelle toutes et tous sur les sites et blogs de parents : la question des modes de garde et autres thématiques liées à nos bébés/enfants.

C'est pourquoi j'ouvre le débat "politique" également sur Papa Online, sur cette question qui concerne tou(te)s les Françai(se)s... mais qui reste un sujet secondaire, tertiaire... voire inexistant à ce jour, notamment sur les plateaux télévisés, les radios et autres médias écrits.

Faisant suite au courageux débat proposé il y a quelques jours par le Collectif Pas de bébés à la consigne, mon but n'est de vous reporter que les articles (programme) postés sur les sites officiels des 10 candidats à l'élection présidentielle. Et pour que la parité reste 100% de mise, je vous les propose dans l'ordre établi par le Conseil Constitutionnel.

A vous la parole : n'hésitez surtout pas à réagir quant aux propos tenus par chaque candidat(e) !!!

Aujourd'hui, premier discours trouvé sur un site officiel de candidat(e), celui de : FRANÇOIS BAYROU (Mouvement Démocratique).

 

FRANÇOIS BAYROU (MoDem)

 

"Je ferai de la lutte contre les inégalités et les discriminations une priorité du gouvernement"

François Bayrou est intervenu, jeudi 5 avril, au forum "PrésidentiELLE", organisé par Sciences Po’et le magazine ELLE, afin de faire valoir ses propositions en matière de lutte contre "toutes les formes de discriminations".

En préambule de cette rencontre, qui se tenait dans les murs de l’IEP de Paris, François Bayrou a tenu à se joindre à l’émotion palpable des étudiants suite au décès du directeur Richard Descoings : "J’éprouve de la gratitude et de la reconnaissance pour Richard Descoings, d’autant plus en tant qu’ancien ministre de l’Éducation", a-t-il souligné avec gravité, en paraphant le livre d’Or à sa mémoire.

Rejoignant le forum, François Bayrou a réservé son propos liminaire à l’inégalité salariale entre hommes et femmes, s'attaquant notamment à la multiplication de contrats à temps partiel pour les femmes : "J’émets les plus grandes réserves concernant cette notion de temps partiel choisi pour les femmes, alors qu’il est dans la plus grande majorité des cas plutôt subi que choisi". François Bayrou s'est également montré dubitatif sur la question des allègements de charges : "Je trouve parfaitement anormal qu’on réserve des allégements de charges sociales aux entreprises qui favorisent le temps partiel subi pour les femmes". Ne se contentant pas de pointer du doigt ces incohérences, le candidat à la présidence de la République a fourbi ses armes et avancé ses propositions en la matière : "Je suis pour que le contrat de travail normal soit un CDI à temps plein et qu’il soit proposé à toutes les femmes", a-t-il affirmé avec force.

"L’Etat est responsable de la place de la femme dans la vie publique" 

Sur la question de l’IVG, François Bayrou s’est montré favorable à la mise en place d’une véritable politique de prévention. "Le fait que près de 220.000 interruptions volontaires de grossesse soient pratiquées chaque année sur notre territoire et que ce chiffre stagne depuis de nombreuses années doit nous amener à renforcer la prévention". Invité à réagir aux propos polémiques de la candidate du Front National sur la question, François Bayrou a fait valoir sa clairvoyance : "Hormis l’extrême droite qui est par définition dans l’excès, personne ne remet en cause l’IVG dans notre société", a souligné François Bayrou qui s’est par ailleurs déclaré en faveur du remboursement intégral de la pilule : "C’est une disposition qui irait réellement dans le sens de la prévention".

Interrogé ensuite sur la possibilité, en cas de victoire le 6 mai, d’instaurer un ministère entièrement dévolu à la cause des femmes, François Bayrou a préféré élargir le spectre de la lutte contres les inégalités à d’autres couches de la population : "Je suis résolument décidé à mettre en place un ministère de l’égalité chargé de la lutte contre les discriminations. La lutte contre les inégalités doit être le fondement de toute la politique d’un gouvernement. C’est d’autant plus efficace d’avoir un ministère de toutes les inégalités que d’installer un ministère particulier qui donnera forcément beaucoup moins de poids à son titulaire". Mais François Bayrou n’élude pas pour autant la responsabilité de l’Etat vis-à-vis des femmes : "L’Etat est responsable de la place des femmes dans notre société", a-t-il pointé avec conviction.

"La France doit mener une politique de premier plan sur toutes ces questions"

Pour François Bayrou, "le fait d’avoir à se réunir avant chaque élection pour évoquer le droit et le statut des femmes est révélateur d’un problème au cœur même de la société". Et de poursuivre en ce sens : "La France, avec la tradition qui est la sienne, est en retard sur tous ces sujets. Il faut prendre le problème à bras le corps et en faire une politique de premier plan". Parmi ses priorités, celles visant à faciliter le travail des femmes en parallèle de leur vie de famille : "Il faut élargir l’offre pour les gardes d’enfants. J’ai visité en Mayenne un réseau d’assistantes maternelles qui demande moins d’investissements que les crèches traditionnelles mais qui est tout aussi efficace. Nous pouvons trouver des réponses efficaces au sein du milieu associatif et offrir des modes de gardes différents, qui répondent mieux aux demandes des familles". François Bayrou se veut pragmatique : "Nous devons offrir à ces familles et à ces femmes qui travaillent une offre qui allie souplesse et efficacité". 

Concernant les retraites des femmes, François Bayrou a rappelé ne pas avoir voté la réforme des retraites de l’automne 2010 à cause de son désaccord sur la question : "Je n’ai pas voté la réforme, car la disposition qui reportait à 67 ans la liberté de partir à la retraite avec ses droits acquis était injuste et absurde". Le candidat à la présidence de la République défend un tout autre point de vue sur la question : "Je suis partisan d’une retraite par points, qui permettra à chacun de partir à la retraite quand ces droits seront acquis. Nous pourrions alors valoriser les droits d’un certain nombre d’assurés, en particulier les femmes". Avant de pointer également le problème des petites retraites : "La question des petites retraites pour les femmes est une question infiniment blessante pour la société française. Le rééquilibrage de ces petites retraites m’apparaît comme une nécessité",  souligne François Bayrou.

"Je suis choqué de la manière dont un certain nombre de gens parlent de l’homoparentalité"

Sur la question sensible de l’homoparentalité, François Bayrou ne se départit pas de sa cohérence et de sa constance et regrette les "valses hésitations" d’autres candidats sur le sujets : "La question de l’homoparentalité est particulièrement importante et elle concerne des dizaines de milliers d’enfants". Et François Bayrou de mettre le doigt sur une question cruciale : la reconnaissance de l’enfant par le deuxième parent : "Il faut impérativement reconnaître le lien avec le deuxième parent. Il existe un lien de parenté, qu’on le veuille ou non. Cet enfant a deux parents même s’ils sont du même sexe. Je suis pour qu’on reconnaisse ce lien. Il faut aborder cette question sous le prisme de l’intérêt de l’enfant", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques. Concernant le mariage par des couples homosexuels, François Bayrou a plaidé en faveur "d’une union civile devant le maire, qui soit également reconnue en préfecture". 

Enfin, interrogé sur la place qu’occupe la gent féminine au sein de son existence, sous les yeux de sa directrice de campagne Marielle de Sarnez, François Bayrou s'est volontiers montré dithyrambique : "La présence des femmes auprès de moi a été l’un des piliers du combat que j’ai mené tout au long des ces dernières années", a conclu François Bayrou.

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