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Présidentielle 2012 : le programme "petite enfance" de... FRANÇOIS HOLLANDE (PS)

18 Avril 2012, 05:00am

Publié par Papa Online !

Présidentielles 2012

 

 

Du 9 au 18 avril, je vous propose sur Papa Online une rubrique un peu différence des rubriques habituelles : les Présidentielles 2012.Vous le savez toutes et tous, le premier tour est programmé au dimanche 22 avril. S'il va de soit qu'il faille aller voter en masse pour faire passer le candidat de son choix, une problématique nous interpelle toutes et tous sur les sites et blogs de parents : la question des modes de garde et autres thématiques liées à nos bébés/enfants.

C'est pourquoi j'ouvre le débat "politique" également sur Papa Online, sur cette question qui concerne tou(te)s les Françai(se)s... mais qui reste un sujet secondaire, tertiaire... voire inexistant à ce jour, notamment sur les plateaux télévisés, les radios et autres médias écrits.

Faisant suite au courageux débat proposé il y a quelques jours par le Collectif Pas de bébés à la consigne, mon but n'est de vous reporter que les articles (programme) postés sur les sites officiels des 10 candidats à l'élection présidentielle. Et pour que la parité reste 100% de mise, je vous les propose dans l'ordre établi par le Conseil Constitutionnel.

A vous la parole : n'hésitez surtout pas à réagir quant aux propos tenus par chaque candidat(e) !!!

Aujourd'hui, premier discours trouvé sur un site officiel de candidat(e), celui de : FRANÇOIS HOLLANDE (Parti Socialiste).

 

FRANÇOIS HOLLANDE (PS)

 

Réponse du 23 février 2012 de François Hollande à l'association "Pas de bébés à la consigne"

 

Madame, Monsieur,

J'ai bien reçu votre courrier et je vous en remercie.

Comme vous, je suis convaincu qu'il est essentiel pour notre pays d'offrir aux bébés et aux jeunes enfants un accueil de qualité. Investir dans l'accueil de la petite enfance, c'est investir dans l'avenir ; cela constituera une de mes priorités. Etre parent ne doit plus obliger à sacrifier sa vie professionnelle ou à jongler au quotidien pour concilier vie familiale et travail.

Notre pays a engagé de longue date un effort important pour sa politique familiale, qui explique notre fécondité, la plus élevée d'Europe. Mais beaucoup reste à faire. Encore aujourd'hui, plus de la moitié des enfants de moins de trois ans n'ont pas de solution d'accueil autre que la garde par leurs parents ou leurs grands-parents. Les injustices sont grandes : 23 % des enfants d'ouvriers ont une solution de garde contre 73 % des enfants de cadres, 63 % des enfants issus des parents les plus favorisés contre seulement 7 % des enfants des familles les plus démunies.

Le bilan du quinquennat qui s'achève contraste avec les grandes déclarations de N. Sarkozy en 2007 : le « droit opposable » à la garde d'enfants » n'a jamais vu le jour et le plan censé créer 200 000 solutions de garde est loin d'être réalisé. Depuis 2007, environ 15 000 places de crèches par an ont été créées, mais le gouvernement en a supprimé autant chaque année à l'école maternelle, qui n'accueille plus qu'un enfant sur neuf avant trois ans. Certains enfants ne peuvent accéder à l'école qu'à plus de trois ans et demi.

Il est temps de reprendre la marche en avant du progrès en faveur des familles de notre pays.

Ma première priorité sera de faire en sorte que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis en maternelle.

L'école maternelle est un système que nous envie l'étranger mais qui est en passe d'être « cassé » par l'actuel gouvernement. Le rétablissement de postes d'enseignants permettra de développer et de faire en sorte qu'à nouveau, les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis à l'école maternelle.

Dans l'affectation des 60 000 postes supplémentaires que je créerai dans l'éducation, ma priorité ira aux écoles maternelles et primaires, car c'est là que les premières difficultés se manifestent et que l'échec scolaire se forme, ainsi qu'aux zones en difficulté. La préscolarisation doit permettre de fournir à tous les enfants, quelle que soit leur origine, la base nécessaire à l'acquisition des savoirs fondamentaux et d'un socle commun de compétences et de connaissances.

Au-delà de la scolarisation des enfants de moins de trois ans pour les parents qui le souhaitent, nous avons l'ambition de développer l'accueil des jeunes enfants, en engageant le dialogue avec les collectivités territoriales, la branche famille de la sécurité sociale et le mouvement associatif. Ce dialogue permettra de faire un état des lieux des besoins et de définir des objectifs partagés de progression de l'offre.

Le développement d'une offre d'accueil de qualité est en effet essentiel pour lutter contre les inégalités entre enfants ds le plus jeune âge et permettre aux femmes de travailler dans les meilleures conditions. C'est aussi une source de création d'emplois de qualité, ce qui est essentiel à un moment où le chômage est si élevé.

Les réflexions autour du développement de l'offre d'accueil des jeunes enfants doivent aussi être l'occasion de rendre plus attractif le métier d'assistante maternelle, tout en l'intégrant davantage au sein de la palette des solutions d'accueil. Les assistantes maternelles ont des conditions d'activité difficiles. Une meilleure mise en relation plus organisée avec les parents, des liens plus forts avec d'autres professionnels et des possibilités de progression dans leur carrière doivent être envisagés.

Comme vous le suggérez, la réalisation de ce diagnostic partagé doit également permettre de remettre à plat les derniers textes encadrant l'accueil des jeunes enfants : il faudra en particulier évaluer les effets du décret du 8 juin 2010 réformant l'accueil en établissement des jeunes enfants et instituant les jardins d'éveil et le dispositif des maisons d'assistantes maternelles (MAM). Le développement de l'offre de garde ne peut pas passer par la dégradation de sa qualité.

Sur le plan européen, comme vous le savez, les groupes socialistes de l'Assemblée nationale et du Sénat ont présenté des propositions de loi visant à préserver la qualité des services sociaux d'intérêt général, en particulier de l'accueil de la petite enfance, qui ont été rejetées par la majorité actuelle. Ce combat est partagé par les socialistes européens.

La Gauche est favorable à une politique familiale placée sous le signe de la justice. Toutes les familles doivent être soutenues. C'est l'universalité des allocations familiales, à laquelle je suis attachée et que je ne souhaite pas remettre en cause. Mais nous devons faire plus pour les familles des classes moyennes et populaires. C'est pourquoi je compte diminuer le plafond du quotient familial et revaloriser l'allocation de rentrée scolaire.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de toute ma considération.

François Hollande

 

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aurelie leger 07/06/2012 16:52

Effectivement faut vraiment faire quelque chose à ce niveau la ! J'ai eu un entretien avec une maman (je devais garder son bébé chez elle) pour 35h par semaine comprennant 1 week end entier sur
deux elle ne payait que 600 euros ! Alors que j'aurais du être payé 7.10net de l'heure (sans compter le dimanche). J'ai été stupefaite mais elle m'a répondu qu'elle n'avait pas le choix, que les
assmat été pas mal prise et que la caf ne lui versé que 400 euros pour l'aider dans la garde du petit ! #fdm