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Présidentielle 2012 : le programme "petite enfance" de... NATHALIE ARTHAUD (LO)

14 Avril 2012, 05:00am

Publié par Papa Online !

Présidentielles 2012

 

Du 9 au 18 avril, je vous propose sur Papa Online une rubrique un peu différence des rubriques habituelles : les Présidentielles 2012.Vous le savez toutes et tous, le premier tour est programmé au dimanche 22 avril. S'il va de soit qu'il faille aller voter en masse pour faire passer le candidat de son choix, une problématique nous interpelle toutes et tous sur les sites et blogs de parents : la question des modes de garde et autres thématiques liées à nos bébés/enfants.

C'est pourquoi j'ouvre le débat "politique" également sur Papa Online, sur cette question qui concerne tou(te)s les Françai(se)s... mais qui reste un sujet secondaire, tertiaire... voire inexistant à ce jour, notamment sur les plateaux télévisés, les radios et autres médias écrits.

Faisant suite au courageux débat proposé il y a quelques jours par le Collectif Pas de bébés à la consigne, mon but n'est de vous reporter que les articles (programme) postés sur les sites officiels des 10 candidats à l'élection présidentielle. Et pour que la parité reste 100% de mise, je vous les propose dans l'ordre établi par le Conseil Constitutionnel.

A vous la parole : n'hésitez surtout pas à réagir quant aux propos tenus par chaque candidat(e) !!!

Aujourd'hui, premier discours trouvé sur un site officiel de candidat(e), celui de : NATHALIE ARTHAUD (Lutte Ouvrière).

 

NATHALIE ARTHAUD (LO)

 

Petite enfance

Une poli­ti­que de l’enfance digne de ce nom devrait mettre l’accent sur l’ouver­ture mas­sive de crè­ches, avec un per­son­nel com­pé­tent et en nombre, pour accueillir les 300 à 400 000 enfants qui sont en attente d’une place. Aujourd’hui, seu­le­ment 9 % des enfants de moins de trois ans ont une place en crèche.

Dans la société capi­ta­liste actuelle, la poli­ti­que de l’enfance reflète et accroît les iné­ga­li­tés entre les clas­ses socia­les et celles qui exis­tent entre les hommes et les femmes. Permettre aux jeunes enfants de gran­dir et de s’épanouir devrait être une prio­rité.

Ce sont les famil­les ouvriè­res qui font les frais du désen­ga­ge­ment de l’État dans la prise en charge des jeunes enfants et en par­ti­cu­lier les femmes. Celles qui tra­vaillent consa­crent la majeure partie de leur maigre salaire aux frais de nour­rice ou de gar­de­rie. Faute de moyens finan­ciers, elles sont contrain­tes de rester chez elles pour s’occu­per de leurs enfants. Elles se retrou­vent cou­pées de la vie sociale, et leur chance de retrou­ver par la suite un emploi s’amoin­drit. Le congé paren­tal, versé à l’un des parents qui arrête son tra­vail, a été rac­courci à un an, et son mon­tant (530 euros) est déri­soire. Comme toutes les allo­ca­tions, il doit être aug­menté et indexé sur le cours de la vie.

Il faut accueillir les enfants dans des lieux qui ne soient pas de sim­ples gar­de­ries, en toute sécu­rité, et leur pro­po­ser une variété d’acti­vi­tés, enca­drés par des pué­ri­cultri­ces mais également suivis par des pédia­tres et psy­cho­lo­gues. Il faut embau­cher des ensei­gnants et des agents, afin d’accueillir les enfants de deux à trois ans à l’école mater­nelle et en par­ti­cu­lier dans les quar­tiers popu­lai­res où la langue mater­nelle de nom­breux enfants n’est pas le fran­çais.

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